Parce que ya pas que Harry dans la vie...
Le festival dure longtemps et heureusement… il occupe les discussions estivales entre collègues, anime les rues écrasées de chaleur, colore les bâtiments et décore les chambres étudiantes de ses affiches, occupe les week-ends et fait venir les gens!
En compagnie de ma grande Chloé (pas ma 2ème personnalité, non mais mon homonyme bordelaise) et de Florence, amie du lutin, le choix des spectacles réserve de bonnes surprises :Qu’il s’agisse de délivrer (z) Proust, faire l’Eloge de la Pifométrie ou conter la tragédie d’Antigone tout en créant une fin Commedia dell’arte…
La Ménagerie de Verre (pièce de Tennessee Williams) nous aura moins convaincues : un texte sans trop de saveur à mon goût ;-) et le ton un peu trop affecté des comédiens balançant entre drame et comédie sans jamais être ni vraiment drôles ni vraiment émouvants (ça peut se discuter, hein !)

Délivrez Proust est tout en retenue au contraire et le texte ciselé ravit et se moque avec tendresse de Marcel hypocondriaque et si sensible.

L’Eloge de la Pifométrie parle aux scientifiques : présenté par un ingénieur de l’Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs en Pifométrie de Dijon (sic !) on y décline les unités de mesure de la pifométrie (la trotte, pétaouchnok, la lichette, le chouia, la lurette et son multiple la belle lurette), les principes de l’universalité de Chautard et la démonstration mathématique de « lui, c’est pas la moitié d’un con ».
C’est très très très bien vu : de l’intro générale et grandiloquente sur l’Humain et la perte du Réel à la panne de vidéoprojecteur… on s’y croit !

Quant à Antigone en Tragedia dell’Arte, c’est un petit bijou de chants anciens, de danses et de discours politique. Juste un grand :-D ! !

Entre du papotage, des siestes-lecture (difficile de s'arracher aux Deathly Hallows tout de même)et de la cuisine, je crois pouvoir dire que nous en avons bien profité!


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